La résilience de l’économie mondiale a soutenu l’appétit pour le risque en 2025 et le contexte reste porteur pour la croissance des bénéfices des entreprises en 2026. Malgré des valorisations élevées, notamment sur les actions américaines, les opportunités nous semblent encore nombreuses sur les actions européennes et sur le segment des obligations d’entreprises (high yield notamment).

 

Stabilisation de l’économie mondiale en 2026

Jusqu’à présent, l’économie mondiale a bien résisté à l’augmentation historique des droits de douane américains.

 

Aux Etats-Unis, la croissance a été stimulée par les investissements massifs dans le secteur de l’intelligence artificielle et par des effets de richesse liés à la hausse des marchés pour les ménages les plus riches. Dans la zone euro, les baisses de taux de la BCE ont soutenu la demande intérieure, compensant le frein du commerce extérieur. Enfin, l’économie chinoise est parvenue à réorienter ses exportations vers d’autres zones que les Etats-Unis.

 

Ces moteurs restent en place à court terme et la politique budgétaire devrait apporter un soutien supplémentaire en 2026, avec une impulsion positive attendue aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon et probablement en Chine (plans de relance, augmentation des dépenses publiques).

 

Le principal facteur d’incertitude concerne l’évolution de l’économie américaine, où les données du marché du travail ont été contrastées sur les derniers mois. Par ailleurs, le risque de surprises politiques ou géopolitiques est très élevé, notamment dans la perspective des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

 

Des banques centrales désormais plus attentistes

Aux Etats-Unis, les marchés anticipent encore deux baisses de taux d’ici la fin de l’année 2026, mais le comité de politique monétaire est très partagé sur la question, compte tenu des risques sur l’emploi et d’une inflation toujours proche de 3%, un niveau au-dessus de la cible. S’ajoutent à cette incertitude les menaces relatives à l’indépendance de la Fed, alors que le mandat de Jerome Powell se termine en mai.

 

Le débat est moins marqué dans la zone euro où les marchés anticipent une stabilité des taux de la BCE sur l’ensemble de l’année 2026. La résilience de l’économie et le maintien de l’inflation à 2% devraient valider ce scénario. En revanche, les attentes de seulement deux baisses de taux directeurs au Royaume-Uni semblent trop faibles, eu égard à la dégradation de la conjoncture britannique.

 

Quelles perspectives pour les marchés ?

Les marchés actions ont enregistré des performances très solides en 2025, avec des hausses à deux chiffres pour les principaux indices (en devise locale). L’appétit pour le risque a été soutenu par la résilience de l’économie mondiale, les baisses de taux de la Fed et un optimisme persistant autour de l’intelligence artificielle.

 

En 2026, l’environnement économique devrait rester favorable à la croissance des résultats des entreprises. Au niveau géographique, notre préférence va aux actions de la zone euro qui devraient bénéficier d’une réduction progressive des incertitudes sur la conjoncture. Les small caps européennes (petites et moyennes capitalisations) devraient selon nous bénéficier d’un environnement de taux plus modérés pour rattraper leur sous-performance des dernières années. Du côté des large caps, nous identifions également des opportunités du côté des valeurs « de qualité », qui se caractérisent par leur retour sur capitaux élevé, leur faible endettement et la faible volatilité de leurs résultats. Ces valeurs ont connu une sous-performance en 2024 et 2025 face aux valeurs cycliques, et nous semblent sur des niveaux de valorisation attractifs par rapport à la solidité de leurs fondamentaux.

 

Les obligations d’entreprises continuent également d’offrir un portage attractif selon nous. Le segment High Yield et les AT1 bancaires continuent d’offrir des rendements proches de 5% par an avec un taux de défaut attendu en baisse cette année. Le crédit Investment Grade n’est pas en reste, avec des taux supérieurs à l’inflation, équivalents au dividende des actions du Stoxx 600. En revanche, nous restons prudents vis-à-vis des obligations d’État dans un contexte de tensions persistantes sur les taux longs.

 

Enfin, s’agissant des devises, le dollar reste très surévalué face à l’euro et le mouvement de dépréciation pourrait se poursuivre. A contrario, la monnaie japonaise reste très sous-évaluée et devrait remonter. 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et s’apprécient à l’issue de la durée de placement recommandée.

 

Les données de cet article proviennent de Bloomberg en date du 31 août 2025.

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L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 18 septembre 2025 et est susceptible de changer.

 

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